Vous avez de nombreuses interrogations, et c’est bien normal !!
Cet espace regroupe de nombreuses questions qui nous sont régulièrement posées.
Si toutefois il vous manquait des réponses, n’hésitez pas à nous contacter !

Pourquoi un enfant libre de ses choix se mettrait-il au travail ?

A notre sens, le travail d’un enfant consiste principalement à apprendre et découvrir le monde qui l’entoure. Nous pensons que l’enfant est naturellement en posture d’apprentissage, constamment, toujours curieux, pour peu qu’on lui en laisse la liberté. Des activités ludiques, quotidiennes, qui nous sembleraient ne pas être du « travail », sont une source d’apprentissage multiple.

Comment les moins de 6 ans apprennent-ils à lire / écrire / compter sans cours ?

Un enfant apprend à marcher et parler sans contrainte, programme ou méthode spécifique.

Tout être humain a besoin de parler pour interagir avec son environnement. Dans notre environnement actuel (région parisienne au XXIème siècle), il en est de même pour lire, écrire et compter. Ces compétences sont appelées fondamentales pour une bonne raison : on ne peut pas vivre sans.

Or, dans les écoles alternatives dont nous nous inspirons, tous les enfants sans exception apprennent à lire, écrire et compter sans recevoir d’enseignement formel de la part d’un pédagogue diplômé.

Mon enfant ne risque-t-il pas de passer à côté d’une infinité de savoirs, sans la sollicitation d’un professeur ?

Personne ne peut tout connaître, et certains savoirs nous échapperont. A l’école Les (H)êtres, nous laissons les enfants choisir de consacrer leur temps à ce qui les passionne réellement et d’acquérir une confiance en eux qui leur permettra d’entreprendre tout nouvel apprentissage quand ils le jugeront opportun. Dès lors qu’un enfant a décidé souverainement de s’intéresser à un sujet, et qu’il ne le fait pas pour faire plaisir à quelqu’un d’autre ou par pression sociale, il arrivera à ses fins, en déployant des trésors d’ingéniosité s’il le faut.

Aujourd’hui, les moyens d’accès à l’information et au savoir ne manquent pas ! Il pourra bien sûr s’appuyer sur les membres encadrants pour accéder aux données et obtenir des réponses à ses éventuelles questions. Par ailleurs, il est tout à fait bienvenu de faire appel à des personnes ressources extérieures pouvant faciliter l’acquisition d’un savoir ou d’une compétence. En dernier ressort, l’enfant reste néanmoins maître de son apprentissage !

Pourquoi l’école n’est-elle pas sous contrat avec l’État ?

Pour bénéficier d’un contrat avec l’État, il faut nécessairement s’astreindre à suivre le programme fixé par l’Éducation nationale. Nous n’avons pas choisi de le suivre afin de laisser la liberté aux enfants de choisir et de créer leur propre programme. Nous ne recevons de ce fait aucune subvention de l’État.

Notre établissement entre cependant dans le cadre légal de l’instruction obligatoire. Il est déclaré à l’Éducation nationale, au maire et au préfet. Comme le prévoit la loi, il est annuellement inspecté par l’inspection de circonspection.

Comment pourront-ils passer des diplômes ?

Si les élèves souhaitent passer des diplômes, nous les accompagnerons dans leur démarche.

Ne pas avoir le baccalauréat n’est plus une fatalité aujourd’hui, lorsque l’on sait que des structures récemment ouvertes ne le requièrent pas comme pré-requis (comme l’école 42, école de formation à l’informatique créée par X. Niel,  qui compte 40% d’élèves n’ayant pas le bac car les critères sont l’âge, la logique et la mémoire), que le travail salarié est de plus en plus fragilisé en comparaison du travail indépendant et que les entreprises s’intéressent de moins en moins aux diplômes. Elles considèrent de plus en plus l’expérience, le réseau et les compétences d’un candidat comme primordiales (cf. Article Le Monde).

Comment s’adapteront-ils au monde réel ?

La nécessité de s’autogérer et de bien vivre avec l’autre implique un vrai travail sur soi, à plus forte raison lorsque l’on a été habitué à être pris en main par des adultes et à ne décider de rien.

Au cours de leurs projets, les jeunes seront confrontés à des défis concrets, des situations qui nécessiteront une grande persévérance, des échecs et des conflits, et des décisions parfois lourdes de conséquences pour eux-mêmes et leur groupe.

Il faut avoir atteint un haut degré de maturité pour assumer la liberté et la responsabilité garanties par le cadre de l’école Les (H)êtres. Pour cette raison, nous considérons que cette école prépare les enfants à la « vie réelle » comme aucune autre, car elle va leur permettre de développer toutes ces méta-compétences qui leur seront indispensables pour s’épanouir dans le monde de demain : confiance en soi, aptitude à la prise d’initiative, imagination et créativité, capacité à délibérer et argumenter dans un cadre collectif, responsabilité, civisme…

Comment s’inséreront-ils professionnellement ?

Les statistiques tirées des 2 millions de « home-schoolers » aux Etat-Unis prouvent que l’autonomie apporte de meilleurs résultats scolaires (86/100 vs. 50/100 en moyenne) et de plus grandes chances de succès à l’université, en plus de mieux développer les compétences nécessaires à la vie adulte (cf. détails www.home-school.com). En effet, un jeune en charge de sa propre instruction travaille à son rythme, donc le plus efficacement possible, et il apprend mieux à se prendre en main, donc à être plus responsable et efficient dans la poursuite de ses objectifs professionnels.

L’école publique, étant gratuite, est-elle plus égalitaire ?

Toute scolarité est payante : il n’existe aucune école gratuite. Actuellement, en France, l’État décide que les impôts collectifs financent les écoles publiques et les écoles privées sous contrat, à hauteur de 8000 € par an et par enfant.

Les enfants grandissant dans des écoles hors contrat sont aujourd’hui exclus de ce partage (comme les enfants en IEF – Instruction En Famille).

Pour que l’égalité soit réelle et en accord avec la liberté de choix d’instruction, inscrite dans notre Constitution, nous militons pour que l’instruction de tous les enfants soit financée de manière égale quels que soient les choix de chaque famille. Cette vision de l’égalité nous paraît plus juste et plus en accord avec les valeurs de la République.